Névralgie trigéminale
La névralgie trigéminale est une pathologie caractérisée par une douleur aigue au niveau de la face suivant un territoire du nerf trijumeau (cinquième nerf crânien). La douleur peut être localisée au niveau de la mandibule, de la joue ou de la région frontale en fonction de la branche du nerf touchée.
Dans la plupart des cas, la douleur se localise à un seul côté, les crises sont brèves de quelques secondes et sont souvent provoquées par la stimulation du nerf (mastication, vent froid, boisson froide). On parle de « trigger zone ».
La névralgie trigéminale peut être due à un conflit entre le nerf trijumeau et une artère cérébrale au niveau intracrânien. On parle de conflit neuro-vasculaire. Les autres causes de la névralgie sont l’origine idiopathique (sans cause anatomique), une tumeur cérébrale, une malformation neuro-vasculaire ou une pathologie inflammatoire.
L’IRM cérébrale est l’examen-clé nécessaire pour exclure ou confirmer une cause anatomique à une névralgie trigéminale.
Vivre avec la névralgie trigéminale peut-être difficile surtout lorsque le problème est chronique. Pour cette raison, le choix du traitement, basé sur l’étiologie, est fondamental.
Les options thérapeutiques sont les suivantes :
- Thérapie pharmacologique
- Chirurgie de décompression neuro-vasculaire
- Autres approches thérapeutiques
La thérapie pharmacologique
Les médicaments de la classe des antiépileptiques reste le premier traitement symptomatique de la névralgie trigéminale idiopathique. En cas de résistance au traitement pharmacologique, d’effets secondaires au traitement et en présence d’un conflit neuro-vasculaire expliquant le symptôme, une chirurgie de décompression neuro-vasculaire peut être considérée.
La chirurgie de décompression neuro-vasculaire
Lorsque les traitements pharmacologiques ne permettent pas de contrôler la douleur et en présence d’un clair conflit entre le nerf trijumeau et une artère cérébrale, l’intervention chirurgicale représente une option thérapeutique très efficace et sûre.
La probabilité de guérir la névralgie avec ce type de chirurgie est de plus de 90% lorsque l’indication chirurgicale est bonne.
Le but de l’opération est de placer une petite éponge entre le nerf et l’artère pour éviter le conflit entre les deux.
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale. L’incision cutanée se fait en arrière de l’oreille du côté de la douleur faciale. Avec l’aide d’un microscope opératoire, le nerf trijumeau est libéré de son conflit avec l’artère incriminée. La fameuse éponge appelée teflon est alors insérée pour tenir l’artère à distance du nerf trijumeau. Aucune structure vasculaire ou neurologique ne doit être sacrifiée.
Pour la plupart des patient, la douleur disparait dès le réveil après la chirurgie et cette technique chirurgicale est la plus efficace à long terme pour cette pathologie.
Nous avons une grande expérience dans la prise décisionnelle, l’indication opératoire et les techniques chirurgicales de la névralgie trigéminale. Nous réalisons ce type de chirurgie à la Clinique La Source à Lausanne.
Autres approches thérapeutiques
1. Radiochirurgie stéréo-tactique
La radiochirurgie est une option thérapeutique dans la névralgie du trijumeau. Elle est réservée au cas complexe de récidive des douleurs après la chirurgie ou pour les patients inopérables. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un traitement destructeur du nerf trijumeau définitif.
2. Injection percutanée de Glycérol
Il s’agit d’une technique de chirurgie où l’on insère sous anesthésie totale une aiguille au niveau de la joue jusque dans le nerf trijumeau (région para-caverneuse). L’injection de glycérol a pour rôle de détruire les fibres nociceptives du nerf pour abaisser la douleur.
3. Compression du nerf au ballonnet
Lors de cette procédure chirurgicale, une aiguille est insérée dans le nerf trijumeau en passant par la joue. L’inflation du bllon permet la compression du nerf et ainsi la destruction de ses fibres nociceptives.
4. Thermo-rhizotomie trigéminale par radiofréquence.
L’approche chirurgicale percutanée est identique aux deux procédures décrites précédemment. Le nerf est partiellement détruit par effet thermique.